Throwback Thursday livresque

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram, Bettie du blog Bettie Rose Books a pris l’initiative d’en faire un rendez-vous livresque en 2016. Le but est de parler chaque jeudi d’un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Bettie a passé le flambeau, désormais le récap’ des liens se fait sur le blog my-bOoks.com. Venez y participer.

Thème de cette semaine, 27 juin : Musique

Ça y est je me lance dans le « Throwback Thursday livresque », en espérant que j’arrive à être suffisamment assidue pour le faire chaque jeudi…

Aujourd’hui je voudrais donc parler du roman La double vie d’Anna Song de Minh Tran Huy. J’ai emprunté ce roman l’an passé au CDi d’un des lycées dans lesquels je travaillais, après avoir lu un autre roman de cet autrice qui m’avait bien plu. Dans celui qui nous intéresse ici la romancière part d’une histoire vraie, celle de l’affaire autour de la pianiste Joyce Hatto, et nous entraîne dans le monde de la musique, centre de la vie d’Anna. Celle-ci est une héroïne au destin tragique qui n’a jamais pu faire carrière après une mystérieuse atteinte de sa main, l’empêchant de jouer puis à une grave maladie qui l’a affaiblie jusqu’à sa mort précoce. Son mari, Paul Desroches, narrateur de l’histoire est devenu son agent et lui a fait enregistrer des milliers de morceaux dans leur propriété isolée. Ces morceaux ont révélé au public connaisseur une artiste de génie, mystérieuse et insaisissable. L’engouement est devenu spectaculaire mais peu après la mort d’Anna, des soupçons naissent sur l’authenticité de ces enregistrements et un scandale éclate.

Le roman fonctionne sous la forme d’un récit rétrospectif mené par Paul : il retrace l’histoire de son amour pour Anna et sa musique, depuis leur enfance en passant par leur séparation lors du départ d’Anna à l’étranger et jusqu’à sa mort. Ce récit est entrecoupé de coupures de journaux sur l’affaire Anna Song.

Le roman aborde tout à la fois les thèmes de la solitude, de la musique, du déracinement, de l’amour inconditionnel et absolu. On y découvre comme dans d’autres écrits de Minh Tran Huy la difficulté de l’exil des familles vietnamiennes. Surtout, on y lit la passion dévorante d’Anna pour la musique et celle de Paul pour Anna, la musicienne qui a sauvé son enfance triste et donné par ses interprétations du sens à sa vie.

La fin est amenée très délicatement et elle est d’une nostalgie et d’une mélancolie poignantes.

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